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Le secteur automobile se développe grâce à Internet


Aucun secteur ne semble échapper à l’arrivée des nouvelles technologies de la communication et de l’information, pas même le domaine de l’automobile. S’il y a quelques années, les technologies communicantes étaient réservées à une élite, ou si les sites de e-commerce concernaient essentiellement des produits technologiques ou dématérialisés, il en va tout autrement aujourd’hui. Le domaine de l’automobile, relativement florissant ces derniers mois, a lui aussi intégré Internet et les nouvelles technologies.

Ainsi, aux Etats-Unis, les ventes en ligne de véhicues neufs représentent déjà 4,7% de l’ensemble du marché et l’un des mots les plus introduits dans les moteurs de recherche sur le Web serait bel et bien le mot « voiture ». Tandis que dans tous les salons automobiles s’affichent les derniers modèles ou prototypes de plus en plus « communiquants » des constructeurs qui se voient même attribuer des « cyberhalls » ; la voiture du futur de notre enfance n’est déjà plus une utopie.

Internet embarqué

On en parle maintenant depuis plusieurs années, ce n’est plus une vision futuriste ; l’application Internet la plus utilisée à l’heure actuelle dans la voiture est le GPS (Global Positionning System). Lancé pour la première fois par BMW en 1994, il s’agit d’un système de navigation par satellite qui permet, grâce à une liaison sans fil (en anglais, « wireless »), de positionner le véhicule et de guider l’automobiliste dans ses déplacements. Un boîtier contenant une balise fait office d’antenne. La connexion en temps réel permet d’obtenir des itinéraires détaillés, à partir de cartes numériques stockées localement, tout en tenant compte des modifications du trafic et de la position du véhicule dans lequel est installé le système de navigation. Les nouveaux systèmes permettent notamment la mise à jour automatique des cartes routières.

Cette technologie, développée grâce à l’Internet sans fil, se trouve dans la Xsara Windows CE, première voiture de série communiquante, développée par Citroën et Microsoft et présentée l’année dernière au Mondial de l’automobile. Ce modèle est équipé d'un système de communication GSM (bi-bande), d'un système de navigation couleur ainsi que d’un module de reconnaissance de la parole pour piloter les fonctions du système d'information. Mais pour le moment leur utilisation ne semble pas vraiment ergonomique. Même s’il propose également des fonctionnalités pour la réception et l’envoi d’e-mails – à n’utiliser qu’à l’arrêt du véhicule… –, l’écran de navigation reste trop petit et donc peu lisible. Mais des équipementiers, tels que Sagem, devraient, dans les prochains mois, proposer des systèmes plus performants aux constructeurs.

Cette technologie permet d’envisager de nombreuses applications, et les équipementiers ne sont pas à court d’idées. Outre le simple guidage, le GPS pourrait permettre, par exemple, de trouver un restaurant ou un hôtel à proximité de l’endroit où l’on se situe, sur le même modèle que les services WAP en matière de téléphonie mobile.. Elle a aussi donné des idées en matière de surveillance. Ainsi, la société Balease Technology a récemment présenté un nouveau système antivol permettant aux automobilistes de localiser – partout dans le monde – leur véhicule, et, grâce à un téléphone portable, de déclancher les phares, l’avertisseur sonores, les feux de détresse, ou encore de l’immobiliser dès que le moteur est coupé.
Côté gadget, au Japon, Pioneer commercialise déjà un « deux en un » : le disque dur permettant de stocker les cartes embarquées a vu sa capacité augmenter jusqu’à 10 Go pour conserver de la musique, puisqu’il fait également office de lecteur MP3 !

Ces applications sont assurement pratiques, mais certains y voient néanmoins un danger pour leur liberté et de nouveaux moyens de pression dans le monde professionnel. Des employeurs ne seront-ils pas tentés, avec la généralisation de ces systèmes, d’en équiper les véhicules de leurs commerciaux, par exemple, sous prétexte d’optimiser les déplacements ?

Quant à ce qui nous attend dans les prochaines années avec l’Internet embarqué, les prototypes présentés dans les salons prouvent que les constructeurs ont de l’imagination. Avec la Spirit 2005, présentée au Mondial de l’automobile à Paris, Siemens a réalisé une vitrine technologique à partir d’un coupé Mercedes.

La biométrie devrait permettre d’effectuer les réglages automatiques du véhicule – siège, volant, ordinateur de bord, …– en fonction du conducteur. Les webcams incluses dans l’habitacle, outre l’aspect ludique, pourraient être utilisées pour pratiquer la visio-conférence ou encore, en cas d’accident, pour évaluer l’ampleur des dégâts avant l’arrivée des secours… Et si, pour le monospace Galaxy de Ford, une option propose déjà des lecteurs VHS ou consoles de jeux avec lecteurs incorporés dans les appuis-têtes, le même système permettant aux passagers de surfer sur Internet est tout à fait envisageable.

PSA et Vivendi, eux, travaillent au système Egery qui, outre l’accès à de multiples informations générales sur l’automobile, offre la possibilité d’acheter en ligne ou encore de consulter la météo, offrira un télé-diagnostic en cas de panne et mettra l’utilisateur en contact avec le concessionnaire le plus proche.
Mais il ne faut pas perdre de vue que toute ces applications nécessitent des réseaux wireless haut débit, réseaux qui sont encore loin d’être généralisés, c’est le moins que l’on puisse dire.

Gérer la production grâce à Internet

Si les constructeurs, à l’instar de Renault, investissent des budgets très importants pour développer leur stratégie Internet (sites vitrines performants liés au Customer Relationship Management tels que la visite 3D de la Toyota Yaris sur http://www.toyota.be, vente en ligne,…) , ils n’omettent pas d’attirer l’attention de leurs partenaires d’affaires, équipementiers comme concessionnaires., sur les opportunités que le nouveau média permet de saisir au vol.

C’est en effet aussi en amont de la vente du véhicule ou de sa promotion qu’Internet peut jouer un rôle. Ainsi, General Motors, Ford, Renault-Nissan et Daimler Chrysler, pour les grandes marques automobiles, et Visteon, pour les équipementiers, utilisent la plate-forme Covisint (http://www.covisint.com), un portail qui simplifie le travail administratif entre les usines et les fournisseurs en supprimant le papier dans les échanges. Concrètement, cette place de marché constitue un immense Intranet permettant aux adhérents d’améliorer l’organisation logistique qui intervient lors de la construction d’une voiture de A à Z, construction qui fait elle-même intervenir bon nombre de sociétés sous-traitantes. Covisint est évidemment consacrée non seulement aux échanges d’informations, mais aussi aux transactions entre les différents acteurs, qui espèrent, grâce aux gains de temps engendrés par l’utilisation de la plate-forme dans les relations constructeurs-fournisseurs, réduire les coûts de production d’un véhicule de 6 000 à 12 000 LUF par an dès 2005.

Concernant les concessionnaires, il est vrai qu’en tant que dernier maîllon de la chaîne commerciale, ils sont un élément incontournable. Pour toucher le consommateur, il est indispensable de convaincre les concessionnaires de prendre à leur tour le train desnouvelles technologies. La démonstration qu’Internet peut leur permettre de rationnaliser leurs relations avec leurs fournisseurs est en ce sens un argument de poids.

En effet, la mise en place de sites de type Intranet ou Extranet leur offre l’opportunité de gérer leurs commandes et de les suivre au quotidien de façon simple. Pouvoir renseigner un client sur l’avancée de la construction de son véhicule, suivre celui-ci dans les différentes étapes de la chaîne de montage en se connectant à Internet permet de renforcer la relation commerciale.

Toujours du côté des concessionnaires, General Motors compte se baser sur Internet pour la formation continue de ses employés…une manière comme une autre de faire entrer définitivement le sixième média dans le quotidien du monde automobile.

Cette chronique est extraite d'un dossier réalisé par l'Observatoire des nouveaux médias pour le réseau Prisme (Réseau d'assistance et de conseil pour l'informatique des PME), http://www.prisme.lu, contact : prisme@crpht.lu


Plus d'informations
Le site de Citroën (voir la rubrique "Futuractuel")
http://www.citroen.com

Un site perso en partie consacré à la vulgarisation du système GPS
http://www.multimania.com/guibert/gps.html


Le site de Balease Technology
http://www.balease.com


Le site de la place de marché automobile Covisint
http://www.covisint.com






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Dernière mise à jour 12/07/2006

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